Korean Film Week à Bruxelles, Octobre 2026Cinéma

Salmokji, entre légendes urbaines et horreur

Après l’avoir vu Salmokji, vous ne regarderez peut-être plus les promenades au bord de l’eau de la même manière. Encore moins quand vous saurez que le titre du film Salmokji est le vrai nom d’un réservoir situé dans le comté de Yesan, dans la province du Chungcheong du Sud, en Corée du Sud.

Le réalisateur, Lee Sang-min, explique avoir eu l’idée en voyant une image de carte routière dont l’enregistrement semblait s’arrêter brutalement à l’entrée d’un endroit. Il s’est demandé : « Pourquoi l’enregistrement s’est-il arrêté là ? » À partir de cette anecdote est née l’idée d’imaginer un lieu dans lequel n’importe qui peut entrer, mais dont personne ne peut réellement sortir.

Le film s’inspire également d’une légende locale qui raconte qu’une femme, en rentrant chez elle durant la nuit, aurait vu son GPS la guider directement vers l’eau, avant de recevoir d’étranges appels et de vivre une série d’événements inexplicables.

Vous êtes en plein dans l’histoire de Salmokji et de ses fantômes aquatiques.

Petit budget, gros succès

Le film a pulvérisé les records du box-office pour devenir le plus gros succès de l’histoire du cinéma d’horreur coréen. Avec plus de 3 millions d’entrées, Salmokji est devenu le premier film d’horreur coréen à franchir ce cap depuis Gonjiam: Haunted Asylum en 2018.

Son succès montre surtout qu’un film d’horreur n’a pas forcément besoin d’un énorme budget ou de grandes stars pour fonctionner. Une bonne histoire, une atmosphère convaincante et de solides performances peuvent suffire.

Un lieu de tournage devenu viral

Et le phénomène ne s’est pas arrêté aux salles de cinéma. Tout comme pour les lieux de tournage de The King’s Warden , le réservoir est devenu une destination nocturne populaire, au point qu’une file impressionnante de voitures s’y rendaient encore vers 3 heures du matin. Les autorités locales ont donc dû limiter l’accès pour éviter les nuisances et les accidents, selon le Korea Times.

© Crédits photos : droits réservés à leurs propriétaires respectifs.

Un film à la Blair Witch Project

Salmokji nous offre un bon film d’horreur d’ambiance à la Blair Witch Project. S’il n’est ni en noir et blanc, il joue tout de même sur la corde sensible de nos nerfs sur nos peurs viscérales de la nuit, des bruits nocturnes et de l’eau sombre.

La tradition coréenne rajoute une couche avec ses mulgwishin (sorte de fantôme/esprit aquatique du folklore coréen), ses cairns mobiles, et la réputation inquiétante du réservoir du comté de Yesan.

Alors, légende urbaine ou simple histoire de fantômes ? Une chose est sûre : attention la prochaine fois que vous approcherez d’eau sombre. On se sait jamais ce qui peut bien s’y cacher.

Fiche technique

Titre original : 살목지

Titre : Salmokji: Whispering Water

Réalisation : Lee Sang Min

Scénario : Lee Sang-min

Casting : Kim Hye-yoon, Lee Jong-won, Kim Jun-han, Kim Young-sung, Oh Dong-min, Yoon Jae-chan, Jang Da-ah

Genre : Horreur, thriller, mystère

Pays : Corée du Sud

Année : 2026

Durée : 95 minutes

Adaptation :

Musique : Park Sang-hyun

Lieux de tournage : Réservoir de Salmokji, comté de Yesan, province du Chungcheong du Sud, Corée du Sud

Festival : Festival international du film fantastique de Catalogne – Sitges 2026 et Korean Film Week - Bruxelles2026


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Categories: Cinéma

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