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K-News : Que s’est-il passé ces derniers jours ? 

Lee Jae-myung à Paris : la Corée et la France veulent sauver le cinéma

Cette semaine, la Corée du Sud et la France ont parlé cinéma au plus haut niveau. Le président sud-coréen Lee Jae-myung était en visite en France. Il a notamment coprésidé avec Emmanuel Macron le premier Lumière Summit, consacré à l’avenir du cinéma et de l’industrie audiovisuelle.

Au programme : l’intelligence artificielle, les plateformes de streaming, le financement des films et la protection de la création humaine.

La rencontre a débouché sur un engagement particulièrement important : la France et la Corée du Sud prévoient d’investir 1 milliard d’euros sur cinq ans pour soutenir le secteur audiovisuel.

Un choix assez logique lorsque l’on connaît l’importance du cinéma dans le rayonnement culturel des deux pays. Et alors que le cinéma coréen traverse lui-même une période difficile, le sujet est particulièrement intéressant pour la Corée.


La Gwangju Biennale au cœur d’une polémique avec la Chine

La Gwangju Biennale, l’un des grands rendez-vous de l’art contemporain en Asie, fait parler d’elle pour une raison plutôt diplomatique.

Deux jours avant l’ouverture, l’ensemble du pavillon chinois a annoncé son retrait officiel de l’événement, en signe de protestation contre la présence d’un « Taiwan Pavilion ». Pékin considère que ce nom donne à Taïwan une reconnaissance qu’elle refuse, au nom de sa politique d' »une seule Chine ». La Fondation, elle, avait fait plusieurs allers-retours sur cette appellation avant de la rétablir fin août — ce qui a mis le feu aux poudres côté chinois, pendant que Taïwan dénonçait de son côté une censure politique.

Une histoire qui montre une nouvelle fois à quel point la culture et l’art peuvent devenir des terrains de confrontation politique.

La Biennale de Gwangju se déroule jusqu’au 15 novembre et réunit des artistes venus de nombreux pays.


Ces cafés qui commencent à trier leurs clients

En Corée du Sud, de plus en plus de cafés restreignent l’accès à certaines catégories de clientèle. Après les zones « no kids » (déjà bien connues et souvent critiquées), c’est une nouvelle catégorie qui fait parler : un café a interdit l’entrée aux adolescents de sexe masculin, jugés trop bruyants ou grossiers pour le reste de la clientèle.

L’affaire a pris de l’ampleur dans les médias coréens, car elle dépasse le simple fait divers : elle met en lumière une fracture générationnelle grandissante dans la société coréenne, où l’espace public devient un terrain de tensions entre générations et où les commerces choisissent de plus en plus qui a le droit d’entrer.

Un café parmi d’autres à Séoul © Le Parfum des Mandarines

Le won à son plus bas niveau depuis 17 ans


Conséquence indirecte de la guerre au Moyen-Orient : la Corée dépend du détroit d’Ormuz pour 60 à 70% de ses importations de pétrole, ce qui fait flamber l’inflation et plonger le won face au dollar américain. Séoul envisagerait même une contribution militaire pour aider à sécuriser le passage.


Séoul se réinvente pour l’automne


Finissons par une news plus légère. La Seoul Outdoor Library (bibliothèque en plein air) a rouvert le 6 septembre pour sa session d’automne, et le pont Jamsugyo se transforme en zone piétonne tous les dimanches jusqu’au 25 octobre, avec marchés, ateliers et DJ sets.

Isadonggil un dimanche
Isadonggil un dimanche © Le Parfum des Mandarines

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